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150 ANS DE CHAUSSURES

BESSEC vous invite à découvrir son histoire en 18 tableaux illustrés


Le livre "BESSEC 150 ANS" écrit par Karine Fougeray, en vente en magasin
La campagne de communication "150 ans déjà", particulièrement originale
Pour en savoir plus...



LES RACINES SE PERDENT DANS LE BLUES          1 8 6 2 - 1 9 2 0

Après son retour de La Nouvelle-Orléans, Pierre Bessec, observant les débuts de la mécanisation et la création de “manufactures” de chaussures, juge opportun de faire évoluer son entreprise. En 1862, il transforme sa bonneterie rennaise et ouvre la même année un magasin de chaussures Place de la Croix du Fief, à Saint-Malo intra-muros. Il a 49 ans et vend des bottines à boutons en chevreau à des Comtesses russes en villégiature dans la cité corsaire ainsi que des derbys de forme américaine aux Malouins. Rapidement, plusieurs autres commerces voient le jour –Dinard, Paramé, La Ville de Paris à Saint-Malo–. Son fils William s’associe avec lui dans un premier temps avant de lui succéder au début du siècle à Saint-Malo. Sa fille Henriette hérite, quant à elle, du magasin de Rennes. L’entreprise se scinde alors en deux entités qui vont continuer leurs chemins indépendamment l’une de l’autre : Bessec Rennes et Bessec Saint-Malo.

 


LES REMPARTS NOUS SURVIVRONT          1 9 2 0 - 1 9 5 2

Pierre et Guy, fils de William, reprennent les quatre magasins en 1920. Les frères sont différents : Pierre possède l’intégrité et la rigidité d’un esprit militaire alors que Guy préfère profiter pleinement des années folles. Lorsque la seconde guerre éclate et qu’ils sont mobilisés, il ne reste que trois magasins Bessec. L’été 1944 sonne le glas de la vieille ville, bombardée et détruite sur 80 % de sa superficie, à l’exception des remparts et… du tonneau de billes Bessec. La Croix du Fief et La Ville de Paris sont des ruines qu’il faut déblayer pour reconstruire. Pierre déménage ses souliers dans sa maison particulière, puis sur la Place du Marché aux patates, à Rocabey. En 1946, son fils Georges ouvre un magasin Bessec à Dinan avant de s’associer avec son père pour la réouverture du magasin d’intra-muros le 30 août 1952, enfin reconstruit. Serait-ce la Vierge de la Croix du Fief, sauvée des décombres par Pierre, qui a protégé la famille tout entière ?

 


LA DÉCOUVERTE D’UNE NOUVELLE DISTRIBUTION          1 9 5 2 - 1 9 7 5

Georges Bessec gère les magasins de Saint-Malo et Dinan. En 1962, il organise une grande exposition pour célèbrer le centenaire de la Maison. Les Trente  Glorieuses provoquent une mutation de la société française. Au cours de la même décennie, Mai 68 d’une part et “la grande distribution” d’autre part révolutionnent et les moeurs et le commerce. Visionnaire, Georges est rapidement convaincu que l’audacieuse manière de “vendre à bas prix - sans vitrine - tout sous le même toit” est vouée à un grand avenir. Avec sept autres pionniers, il fonde en 1969 le premier centre commercial indépendant de Saint-Malo : La Découverte. Pour l’occasion, se basant sur des méthodes venant des États-Unis et des pays du nord de l’Europe, il créé Bot’Shop, magasin de chaussures libre-service au slogan infaillible : Choisissez - Essayez - Demandez l’autre chaussure à la caisse. Le succès est stupéfiant.


LES TERRES DE L'OUEST NE SONT PAS LOIN          1 9 7 5 - 2 0 1 2

Le fils de Georges, Philippe, intègre l’entreprise en 1975 et relance l’activité des magasins traditionnels. En 1981, son frère Bruno le rejoint et ils inaugurent ensemble une grande surface de vente de chaussures près de Saint-Brieuc : Chausser. En 1985, La Découverte déménage à La Madeleine et trois autres magasins voient le jour à cette occasion: 1 Chausser, 1 Bessec et 1 enseigne de bagagerie-maroquinerie (La Sacoche transformée plus tard en Latitude). Sur cette lancée, l’expansion se poursuit sur les Terres de l’Ouest. Fanny & Nicolas –6e génération– ont depuis intégré l’entreprise familiale qui est devenue le 1er détaillant indépendant de l’Ouest en matière de chaussures, de pompes, de grolles, de croquenots… Je suis un godassier, aimait à répéter Georges, leur grand-père, en effectuant son tour de remparts quotidien.